Vue d'ensemble

ARGUMENTAIRE GENERAL

Après les indépendances, les dirigeants ouest-africains ont pris conscience que seul le regroupement de leurs ‘’micro-Etats’’ en un espace politique plus élargi constitue la voie la plus indiquée pour un développement harmonieux et durable. C’est ainsi que l’Afrique de l’Ouest est engagée dans une politique d’intégration régionale. En effet, l’Afrique a hérité, de la colonisation, d’Etats qui compte tenu de leur étroitesse géographique et de leur faible capacité de production éprouvent des difficultés à enclencher un véritable développement socio-économique (IGUE, 1995). Aujourd’hui, la mondialisation et la régionalisation viennent renforcer la nécessité d’une intégration africaine. Celle-ci est considérée comme une voie stratégique pour promouvoir un développement durable et inscrire positivement l’Afrique dans la mondialisation (COUSSY et HUGON, 1991). Pour ce faire, la politique d’intégration en Afrique de l’Ouest se fait à travers la mise en place de structures supranationales.

C’est dans cette perspective que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été créée en 1975 dont l’objectif principal est de réaliser l’intégration économique et sociale de cette région. En effet, le 28 mai 1975, les Etats d’Afrique de l’Ouest ont signé, à Lagos au Nigeria, le Traité instituant la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Par ce Traité, les Etats signataires entendaient « promouvoir la coopération et l’intégration dans la perspective d’une union économique de l’Afrique de l’Ouest en vue d’élever le niveau de vie de ses peuples, […] maintenir et […] accroître la stabilité économique, […] renforcer les relations entre les États membres et […] contribuer au progrès et au développement du continent africain » (Traité révisé de la CEDEAO, Commission de la CEDEAO, Abuja, Nigeria, Chapitre II, Article 3).

L’émergence d’une véritable communauté économique ouest-africaine suppose l’élimination des disparités dues aux différences de législations nationales en matière économique. Dès lors, on assiste à l’harmonisation des législations nationales en matière de politique agricole, la mise en place des programmes dans les domaines de la monnaie, du transport, des  télécommunications, du commerce, etc.

 

Dans la stratégie de concrétisation de ces programmes, il faut préciser qu'au niveau de la sous-région, le programme prioritaire d'unification de l'espace économique et la libre circulation des biens et des personnes passe par la mise en place d'une union douanière et commerciale. A cet effet, deux options se présentent aux pays de la CEDEAO : constituer un bloc commercial régional selon le modèle de l'Union européenne (UE), ou suivre leur propre processus basé sur la flexibilité, la différenciation et la géométrie variable. Ce qui se manifeste par la synchronisation des priorités régionales définies par la région elle-même.

 

En somme, la création de la CEDEAO fut une opportunité pour ses États membres de se constituer en un seul bloc où les échanges commerciaux ne seraient sujets à aucune contrainte lourde, où la libre circulation des biens et services serait favorisée et où la paix et la sécurité seraient une réalité. Plus de quarante ans après, la promesse d’une politique commune pour la promotion de la paix, de la sécurité et du développement économique et social dans l’espace CEDEAO est-elle tenue ?  Quel est l’état d’avancement de toutes ces politiques dans un contexte où  chaque État membre tient toujours à sa souveraineté, à ses intérêts nationaux ? Quels sont les progrès réalisés dans le cadre de la libre circulation des personnes et des biens ?

Quelles sont les initiatives de paix et de sécurité entreprises et quelles sont les perspectives de lutte contre criminalité transfrontalière et le terrorisme ?

 

Le LaDySIR, en collaboration avec le CPR-SPD, se propose de réfléchir sur ces questions en vue d’une meilleure appréhension des forces et limites de cette organisation régionale.

La CEDEAO est aujourd’hui une organisation dont la structure administrative est assez complexe. Les chercheurs ont la latitude de traiter de tous les aspects touchant à la Communauté (ses instances décisionnelles, ses instruments juridiques, son administration générale, ses réformes, ses décisions et leurs impacts directs et indirects sur les populations de la sous-région, etc.).

Les propositions de communication peuvent porter entre autres sur les axes thématiques suivants :

  • Paix et sécurité en Afrique de l’Ouest
  • État et gouvernance en Afrique de l’Ouest
  • CEDEAO et politiques économiques
  • Intégration politiques et socioculturelles
  • Infrastructures et mobilité en Afrique de l’Ouest
  • Ressources minières et énergétiques et développement
  • Education et recherche scientifique
  • Intégration et institutions communautaires
  • Intégration, migration et identité

RESPONSABLE :

Kokou Folly HETCHELI, Maître de Conférences de Sociologie politique

Directeur scientifique du Laboratoire Dynamique Spatiale et Intégration Régionale (LaDySIR) et Directeur du Cercle panafricain de Recherche sur la Paix, la Sécurité et de Développement (CPR-SPD).

Adresse : Université de Lomé, Faculté des Sciences de l’Homme et de la société, Département de Sociologie : BP 1515 Lomé (Togo), Tel : (00228) 90311511

E-Mail : donhetcheli@yahoo.fr, ladysirdc13@gmail.com, infos@cerclepanafricain.org

MODALITES DE PARTICIPATION :

Date limite pour proposer une communication : Les chercheurs intéressés par le présent appel à contribution sont invités à envoyer un résumé (max. 12 lignes) ainsi que le titre de leur proposition de communication et les mots-clés au plus tard le 14 Novembre 2016

Ils doivent aussi joindre un mini curriculum vitae avec nom, coordonnées, fonction, institution d’attache et quelques titres de travaux effectués dans le domaine de la paix, la sécurité, la gouvernance interétatique, le développement ou autres.

Adresse : donhetcheli@yahoo.fr, ladysirdc13@gmail.com, info@cerclepanaficain.org

Date limite de la notification d’acceptation : 15 décembre 2016

Date limite d’envoi des communications :      15 avril 2017

Diffusion du programme du colloque : 20 avril 2017

 

 

DROITS D’INSCRIPTION :

Catégorie

Frais

Enseignants-chercheurs

40 000 FCFA

Etudiants

10 000 FCFA

ONG, Institutions internationales et autres

60 000 FCFA

 

COMITE SCIENTIFIQUE :

Akakpo Yaovi, Professeur titulaire, Université de Lomé

Kpodar Adama, Professeur titulaire, Université de Kara

Amouzou Essé, Professeur titulaire, Université de Lomé

Danioué Tamasse, Professeur titulaire, Université de Lomé

Kossi-Titriku Komi, Professeur titulaire, Université de Lomé

Kadanga Kodjona, Professeur titulaire, Université de Lomé

Goeh-Akoue N’Buéké  A. Michel,  Professeur titulaire, Université de Lomé

Tingbe-Azalou Albert, Proffeseur Titulaire, Université d’Abomey-Calavi (Bénin)

Napon Abou, Professeur titulaire Université de Ouagadougou

Maiga Alkassoum, Professeur titulaire, Université de Ouagadougou

Koné Issaka, Professeur Titulaire, Université Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’voire

Dedy Séri, Université Félix Houphouêt-Boigny de Cocody Abidjan, Côte d’ivoire

Batchana Essohanam, Maître de Conférences, Université de Lomé

Awesso Charles, Maître de Conférences, Université de Lomé

Ahodekon Cyriaque, Maître de Conférences, Université d’Abomey-Calavi

 

COMITE D’ORGANISATION

M. Akakpo-Numado Séna, Maître de Conférences, Université de Lomé

Dr Kpayé Koffi Bakayota, Historien des relations internationales, Assistant à l’UL, directeur des affaires politiques au Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine (Togo)

Dr Aholou Cyprien, Maître-Assistant, Université de Lomé

Dr Hetcheli Bertille, CPR-SPD

Mlle Gogoli Ablavi, doctorante à l’Université de Lomé/CPR-SPD